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Nos sujets de fond
et nos hommages |
Éducation et culture
L'Amérique a été baptisée à Saint-Dié
La Poste
honore-t-elle les femmes célèbres ?Environnement
Interclubs
Antilles-Guyane 2008 Bois et
Forêts Sens et Essences
Santé
Les techniques actuelles de reconstruction mammaire
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Environnement |
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| 34ème Interclubs Antilles-Guyane "BOIS
ET FORETS : SENS ET ESSENCES"
organisé par Diamant les Rivières

La présidente UF, la vice-présidente Outremer et les
présidentes de l'interclubs
et Paulette Pigeon
Introduction de Jeanne-Marie Liard Diamant Les Rivières
lire
CAYENNE
Bois et Forêts à
travers l’histoire
POINTE-A-PITRE RIVIERA-SUD
La géographie
découverte à travers les bois et les forêts
KOUROU Impact
économique des Bois et Forêts
POINTE à PITRE
Bois et
Forêts : Avenir de l’Homme
BASSE-TERRE
Fonction
socioculturelle des Bois et Forêts
SAINT-MARTIN
Bois et Forêts dans notre quotidien : fonction
physiologique, psychologique et énergétique
FDF ALIZES-SUD
L’architecture, haut lieu d’expression des Bois et
Forêts
MARIE-GALANTE Les
Bois les Forêts et l’Art
TRINITE ST PIERRE La
parole dite à travers les Bois et Forêts : dictons, paraboles,
proverbes et autres dires
La FLECHE
Nord Est Grande Terre
Portée
symbolique du Bois et de la Forêt : leur place dans la religion et le
sacré
FORT DE
FRANCE
Bois et Forêts dans les contes et légendes
DIAMANT
LES RIVIERES
Histoire d’eau dans les Bois et Forêts
FORT DE
FRANCE Charte de la Soroptimiste éco-responsable
SYNTHÈSE
DES TRAVAUX par
Évelyne Para vice-présidente Outre-Mer
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Éducation et culture |
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L'Amérique
a été baptisée à Saint-Dié
Le 8 septembre 2007, le club de Saint-Dié consacrait une journée au patrimoine et invitait les clubs
voisins à la visite d'une exposition sur le cinq centième
anniversaire du baptême du continent Amérique. Les membres de
7 clubs français et allemands se sont retrouvés
à Saint-Dié
(Belfort, Épinal, Mulhouse, Nancy, Strasbourg, Heidelberg et
Offenburg) pour découvrir cet acte de baptême
insolite
Les tribulations distinguées d’un précieux manuscrit
René II reçut le duché de Lorrain en 1473. Il s’entoura de
jeunes hommes brillants et cultivés qu’il présenta comme
chanoines des grandes églises de Lorraine. Protecteur de
l’Insigne Église de Saint-Dié, il autorisa son chapelain et
ancien secrétaire, Gauthier (ou Vautrin) Lud, chanoine de
Saint-Dié, à créer un atelier d’imprimerie en1506-1507.
Passionné par les récits sur les terres lointaines, René II
remit à Vautrin Lud le manuscrit d’une copie de la lettre de
Vespucci relatant ses quatre navigations à Soderini. René II
tenait ce manuscrit du roi du Portugal. Vautrin Lud, passionné
de géographie, il
décide alors de rééditer la Géographie de Ptolémée en y
intégrant les nouvelles découvertes.
Le Gymnase Vosgien :un cercle d’érudits se lance dans un grand
projet
Pour réaliser cette entreprise, il réunit autour de lui le
Gymnase Vosgien,composé de Martin Waldseemüller,cartographe
qui dessine les cartes de la future édition, Matthias Ringmann,
poète helléniste, cosmographe qui corrige les travaux
d’imprimerie, Nicolas Lud, neveu de Vautrin qui supervise les
travaux et fournit les locaux de l’imprimerie et enfin Jean
Basin de Sandaucourt qui traduit en latin le récit de Vespucci
Une oeuvre de cartographie
exceptionnelle
grâce à l’érudition des membres du Gymnase Vosgien et à la
protection du duc René II,
3 ouvrages sortiront des presses
de l’imprimerie de Saint-Dié en 1507. Ils constituent l’acte
de baptême de l’Amérique :
– une carte du Monde en 12 feuillets
de 2,32 m de longueur, portant sur la partie méridionale la
mention« America ». Un seul exemplaire subsiste à l’heure
actuelle. En l’an 2000, son propriétaire, le prince Johannes Waldburg, résidant à Wolfegg (Allemagne) l’a vendu à la Library of Congress de Washington (USA).
– un globe en 12
fuseaux à découper et assembler sur une sphère, premier globe
imprimé au monde, et portant, lui aussi, la mention « America
». On peut encore aujourd’hui consulter quatre exemplaires de
ce globe : deux aux États-unis, (dont un à la John Carter Brown
Library à
Providence) et deux en Allemagne, à Munich et à la
bibliothèque historique d’Offenburg. Ce dernier fut découvert
en 1993 dans un volume d’Aristote. Exposé au Musée d’Offenburg
en
2007, il a été prêté au Musée de Saint Dié pour cette
exposition
– Un livret intitulé « Cosmographiae
Introductio » dans lequel, au chapitre IX, est proposé le nom «
America ». Sorti des presses déodatiennes le 25 avril 1507, cet
opuscule annonce
la réédition de la Géographie de Ptolémée, géographe grec du
IIème
siècle, augmentée des découvertes des navigateurs de la fin du
XVème siècle et du début du
XVIème
siècle.

Extrait :
« Une quatrième partie a été découverte par Amerigo Vespucci
ainsi qu’on le verra plus loin. Et comme l’Europe et l’Asie ont
reçu des noms de femmes,
je ne vois aucune raison pour ne pas appeler cette autre partie
Amerige, c’est à dire terre Amerigo ou America, d’après l’homme
sagace qui l’a découverte. »
Des Indes Occidentales à l’Amérique
Vespucci plutôt que Colomb : les savants ont préféré « l’homme
sagace »qui analyse les données tangibles, à l’impétueux
découvreur qui prit ses désirs pour des réalités. Dans le récit
de son troisième voyage(1501-1502) qui le mène de la point Est
de Brésil à la Patagonie, Vespucci se rend à l’évidence, cette
longue terre n’est pas l’Asie. Tout y est différent de ce que
l’on connaît de l’Inde, de la Chine, du Japon : faune, flore,
usages. Il affirme par conséquent avoir abordé« un monde
nouveau » inconnu des géographes européens. Christophe Colomb
a bien exploré le nouveau continent dés le 12 octobre1492,
mais il a surtout navigué entre les Îles Caraïbes et même s’il
foule le sol du grand continent lui-même, il affirme jusqu’à
sa mort avoir atteint son but : l’Asie. D’où les noms d’Indes
Occidentales et Indiens. L’équipe du Gymnase Vosgien connaît
les navigations de Colomb tout comme celles de Vespucci et les
cite dans un cartouche de la grande carte. Hommage est rendu
non pas au découvreur physique- malgré lui- du continent, mais
à son inventeur intellectuel, Vespucci. C’est ainsi que
Saint-dié est devenue la Marraine de l’Amérique, pouvant
s’enorgueillir d’être la ville dans laquelle fut imprimée la
première carte du monde mentionnant et nommant le continent
nouvellement découvert par nos civilisations latines .Depuis
1507, des liens constants unissent les Déodatiens (habitants
de Saint-Dié ou Déodat) et les Américains ; en1884, l’acte de
donation de la statue de la Liberté offerte aux États-unis
d’Amérique par la France, est signé par un illustre déodatien,
Jules Ferry alors Président du Conseil.
Après la visite de
l’exposition, les Soroptimistes ont pu découvrir l’ensemble
Cathédrale et une exposition de bijoux dessinés par Braque.
Parties le matin sur les traces des navigateurs du XVIème
siècle, qui recherchaient de nouvelles terres, des épices, de
l’or,elles ont terminé la journée au milieu d’ oeuvres d’art
contemporaines, inspirées de la mythologie et du monde de la
mer. Passionnant voyage dans le temps et l’espace. Le club de
Saint-Dié remercie Monsieur Daniel Grandidier, Conservateur en
chef du Patrimoine, Directeur du Musée Pierre Noël, qui a
apporté dans son communiqué de presse de précieuses
informations sur ces événements historiques.
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Droits
humains |
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Éducation et Culture |
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La Poste honore-t-elle les femmes célèbres ?
Question ambiguë... car pour être honorée par La Poste, il faut déjà parvenir à la célébrité. Et bien souvent, quels que soient le savoir, le talent ou les qualités d’une femme, elle ne peut prétendre à la notoriété.
Nos remerciements vont à Jacques Delmas, Docteur es Sciences et philatéliste, pour la conférence qu’il a bien voulu donné en janvier 2007 au sein du club de Paris-Neuilly.
Le timbre français, après la création de la Ceres en 1849, n'a représenté que des personnalités masculines (Napoléon III pour l’essentiel). Il fallut attendre 80 ans pour contempler, en 1929, l’effigie de Jeanne d’Arc.
Pendant ce temps, les Etats-Unis publiaient, dès 1902, le timbre de Martha Washington. En France, la Poste rendait hommage à Marie Curie en 1938. Puis, pour saluer le dévouement des infirmières de la Guerre de 14-18, elle publia, en 1939, un timbre à l’effigie d’une infirmière anonyme qui symbolisait toutes les autres. Les philatélistes ont pu mettre un nom sur ce visage : Mlle Gervais. Par la suite, le rythme de la publication des timbres s'accéléra. Hommes (surtout eux... ) et femmes, commémorations d’événements, monuments, activités diverses comme le sport, la science, le théâtre, la politique vont constituer autant de sources d’inspiration où La Poste allait puiser.
Le timbre français : une femme pour quinze hommes !
Acquérir une notoriété est déjà bien difficile pour une femme dans une société qui l’a si longtemps considérée comme un être inférieur. Parmi les célébrités féminines aujourd’hui reconnues, La Poste a malheureusement limité ses choix à certaines catégories : avant la Révolution, et à l’exception de Guigone de Salins (fondatrice avec Nicolas Rolin des Hospices de Beaune), de Jeanne d’Arc et de Madame de Sévigné, on ne trouve que des reines, des maîtresses de rois, des favorites. Des commémorations tirent quelques femmes de l’oubli : ainsi de Madame Roland à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. Cette reconnaissance semble parfois faite à regret : ainsi le timbre d’Abélard et Héloïse ne milite pas pour la parité ! Après la Révolution, les femmes par leur volonté, leur professionnalisme, voire leur engagement politique ont acquis un statut différent et certaines d’entre elles possèdent leur timbre. Mais c'est le monde du spectacle qui semble avoir le plus inspiré La Poste, au détriment sans doute de celles qui auraient mérité notre reconnaissance.
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Madame Récamier : cette célèbre beauté a vu son timbre
(de Lemagny-Mazelin) couronné par le 1er grand prix d’art philatélique, dès la création de ce prix en 1951. |
Madame Roland : une image du bicentenaire de la Révolution
1999, Mn Goffin |
Où Héloïse et Abélard ne bénéficient pas
de la même surface !
1979, Guillam |
Au total, moins de 100 timbres concernant des femmes ont été diffusés depuis l’origine. Chaque année, La Poste édite en moyenne un portrait de femme pour 10 à 18 hommes ! Et ceci, grosso modo, depuis 1970 seulement, les femmes portraiturées étant dans l’ensemble nées après 1800. A l’étranger, quelques pays, notamment l’Allemagne, sont beaucoup plus féminisés !
Beaucoup d’appelées pour une centaine d’élues !
Peu d’écrivains : Mme de Staël, Mme Desbordes-Valmore, Anna de Noailles, George Sand, la Comtesse de Ségur (présentée à travers "Les Petites Filles Modèles") Colette, Marguerite Yourcenar. Enfin Mme de Sévigné qui a eu droit à deux timbres, le second pour l’année internationale de la femme. Comme si La Poste n’avait pu trouver aucune autre femme pour cette célébration ! Et pourtant les femmes écrivains sont légions, à commencer par Christine de Pisan, l’un des plus grands écrivains du Moyen-Âge et première femme de lettres à vivre de sa plume.
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| Colette,
1973, Gauthier |
Les politiques : saluons le timbre de Louise Weiss, édité en 1993 pour le centenaire de sa naissance. Elle qui s’est tant battue pour obtenir le droit de vote des femmes avait vu son rêve réalisé. Flora Tristan, socialiste et femme de lettres est passée à la postérité ainsi que Marie Deraimes, fondatrice de la 1ère loge maçonnique mixte. Mais n’oublions pas les féministes à commencer par Olympe de Gouges qui n’a pas de timbre mais seulement une flamme (oblitération des lettres incluant un dessin imprimé sur l’enveloppe). Oubliées : Marguerite Durand qui, avec son journal La Fronde s’est tant battue pour les femmes, la communiste Jeanne-Françoise Deroin, Marie-Anne Auclert, fondatrice de divers journaux avec, pour objectif déclaré, l’obtention du droit de vote pour les femmes. La fin du 19e, à défaut de timbres, a vu une éclosion de cartes postales qui, soit étaient dédiées à la promotion du féminisme soit le tournaient en dérision.
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Louise Weiss a vu, à 86 ans, son rêve réalisé :
le vote des femmes.
1993, Sainson Durrenf |
1944 : enfin les femmes aux urnes !
2000, André Otto |
Les aviatrices, Adrienne Balland, Maryse Bastié (club Sorop Paris-Fondateur), Hélène Boucher, Marion Hiltz, Jacqueline Auriol, Marie Marvingt sont en bonne place ainsi que l’exploratrice Alexandra David-Néel. Mais Isabelle Eberhardt est passée à la trappe !
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Maryse Bastié, une célèbre Sorop,
figure en bonne place parmi d’autres aviatrices.
1955, Gaudon |
Où sont les sportives ? Oubliées Suzanne Lenglen, 40 fois sacrée championne de tennis, les alpinistes Madeleine Morin, Loulou Boulaz et Claude Kogan, la championne de golf Simone Thion de la Chaume, la parachutiste Colette Duval, le coureur automobile Annie Bousquet.
Les héroïnes. Louise Michel est passée à la postérité. La Poste a aussi célébré des résistantes : Mère Elisabeth, Berthe Albrecht, Renée Lévy, Simone Michel-Lévy, Danielle Casanova, Yvonne Leroux. Mais que d’oublis : par exemple, Sainte Geneviève, patronne de Paris pour avoir sauvé Lutèce d’Attila, les combattantes Jeanne Hachette (15esc) Marie de Barbançon et Madeleine de Senneterre (16esc), enfin Renée Langevin (surnommée « le brave Langevin ») et Marie Morin qui se battirent avac les Chouans.
Les scientifiques : les Curie et aucune autre ! Marie Curie est représentée sur deux timbres, l’un où elle figure seule, l’autre avec Pierre Curie. Les Joliot Curie ont aussi leur timbre. Et c’est tout ! Pourtant... Martine Beausoleil au 16e sc fut la première à attirer l’attention sur les richesses minières de la France. Célèbre pour ses travaux de minéralogie, elle fut accusée de sorcellerie et mourut à La Bastille. Citons encore Emilie du Chatelet, physicienne, maîtresse de Voltaire, Sophie Germain, Marie-Armande Gacon Dufour, Marie Phisalix, Hélène Metzger et bien d’autres.
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Marie Curie symbolise avec sa fille la femme scientifique française puisqu’aucune autre n’a été retenue.
1967, S. Pheulpin |
Actrices et chanteuses : C’est le spectacle qui a fourni le plus de sujets féminins à La Poste : Armande Béjart et la Champmeslé, Rachel, Sarah Bernhardt, Yvette Guilbert, Ginette Leclerc, Dalida, Edith Piaf, Barbara, Yvonne Printemps, Joséphine Baker, Simone Signoret, Romy Schneider, Marilyn Monrœ.
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Sarah Bernhardt
1945, Bastien-Lepage et Mazeli |
Les artistes :A l’honneur, les compositeurs Germaine Tailleferre et Nadia Boulanger. Les peintres Elisabeth Vigée-Lebrun, Berthe Morisot ainsi que la portugaise Vieira da Silva, le sculpteur Camille Claudel. C’est un début ...
Les enseignantes : si La Poste a retenu Pauline Kergomard, Directrice des Ecoles Maternelles, elle a oublié la pionnière dans ce domaine, Marie Pape-Carpentier qui a transformé les salles d’asile en écoles maternelles. Oubliées également la célèbre Mme Campan, Elisa Lemonnier qui, partant d’ateliers de couture a créé des écoles d’enseignement professionnel ainsi que la pédagogue Julie Favre.
Les professions de Santé : a priori la Santé n’intéresse pas du tout La Poste. A l’exception de l’infirmière Mlle Gervais citée plus haut, c’est le désert. Nous pourrions suggérer les sages-femmes de la fin du 18e qui, face à l’ignorance totale dans le domaine de l’obstétrique, ont fait progresser l’art de l’accouchement et l’ont enseigné dans toute la France, Angélique Le Boursier du Coudray, Marie-Louise La Chapelle, Marie Boivin. La première femme médecin, Madeleine Brès put prétendre au doctorat en médecine grâce à l’intervention de l’Impératrice Eugénie. Citons aussi Madeleine Pelletier, 1ère femme interne des hôpitaux, qui put accéder à l’internat grâce à la campagne conduite par Marguerite Durand dans son journal La Fronde. Plus récemment, Françoise Dolto, ne mériterait-elle pas un timbre ?
Au total, beaucoup d’oublis mais aussi quelques initiatives qui méritent d’être saluées : ainsi du timbre de Simone Weil, publié en 1979 à l’occasion du 70e anniversaire de sa naissance. Et celui de Geneviève Anthonioz de Gaulle qui nous laisse une œuvre magnifique. Peut-être la Sœur Rosalie sera-t-elle un jour reconnue pour avoir, au 19e, soulagé tant de misères humaines ? Nous lui devons les premières soupes populaires, les patronages et bien d’autres initiatives charitables.
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Santé |
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Les techniques actuelles de reconstruction mammaire
Dr Franck Diane
Département de Chirurgie Plastique de l’Université Libre de Bruxelles
Bourse Suzanne Noël 2006
Présentation Paris le 14/10/2006
Le cancer du sein touche une femme sur douze et est la première cause de mortalité chez les femmes entre 40 et 50 ans.
Le traitement chirurgical du cancer du sein peut être conservateur (60% de tumorectomie simple) ou consister en une ablation complète du sein (mastectomie). Les buts du traitement conservateur sont de garder un volume et une forme adéquats. Mais cette chirurgie a des limites (tumeur de taille supérieure à 3 cm, tumeur pluri focale, tumeur agressive et sein de petite taille) au-delà desquelles une ablation du sein est nécessaire. Suite à une mastectomie, il est important de savoir qu’une reconstruction est toujours réalisable. Celle-ci peut être soit immédiate soit différée plusieurs mois après l’ablation (traitement complémentaire de radio ou chimiothérapie, volonté de la patiente, état général de la patiente…).
Les objectifs de la reconstruction mammaire sont doubles : morphologiques et psychologiques d’une part et carcinologiques d’autre part.
Les techniques chirurgicales disponibles en reconstruction mammaires sont nombreuses : prothèses définitives ou d’expansion, lambeau musculo-cutané pédiculé ou lambeau cutanéo-graisseux libre.
Lorsque le résultat de la reconstruction est satisfaisant, le mamelon est reconstruit par des techniques locales puis l’auréole par tatouage.
Le but de cet exposé était donc de montrer qu’après toute chirurgie du sein, une reconstruction ou un remodelage peuvent être réalisés. Grâce aux progrès techniques très importants de ces 25 dernières années, le chirurgien plasticien a, à sa disposition, un très large éventail de techniques chirurgicales de reconstruction avec des résultats esthétiques en constante amélioration.
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